Physique-Chimie & NSI

Cours complets et originaux de Physique-Chimie & NSI

C5. Titrages

Titrer, en chimie, c’est déterminer la concentration d’une solution en utilisant une réaction chimique. Un titrage est donc une catégorie de dosage : il s’agit d’un dosage qui implique l’utilisation d’une réaction, appelée « réaction de titrage ».
Ce chapitre est court, mais il est extrêmement important pour le reste de votre scolarité.

TP Titrage du diiode

  • Réaliser un titrage direct avec repérage colorimétrique de l’équivalence pour déterminer la quantité de matière d’une espèce dans un échantillon.
  • Mettre en œuvre des transformations modélisées par des réactions d’oxydoréduction.

Objectif du TP : titrer une solution de diiode I2(aq) par une solution de thiosulfate de sodium (2Na+(aq) + S2O32–(aq))

Question préliminaire

Un titrage implique la réaction entre un réactif titré (celui dont on cherche à trouver la concentration) qui est ici le diiode, et un réactif titrant, qui est ici l’ion thiosulfate S2O32–.

Sachant que cette réaction est une réaction d’oxydoréduction, que le diiode appartient au couple I2/I et que l’ion thiosulfate appartient au couple S4O62–/S2O32–, trouver l’équation-bilan de la réaction de titrage.

Matériel disponible

  • Solution de diiode I2(aq) de concentration inconnue $*C_1*$
  • Solution de thiosulfate de sodium (2Na+ + S2O32–), $*C_2*$ = 5,0 mmol/L
  • Iodex : indicateur coloré devient bleu en présence de diiode. Sa coloration est très intense, contrairement à celle du diiode.
  • Dispositif de titrage ci-dessous
Montage de titrage Agitateurmagnétique Burette graduée 2Na+(aq) + S2O32–(aq) C2 = 5,0 mmol/L V2 à déterminer Bécher I2(aq) V1 = 10 mL C1 = ?
Schéma du montage utilisé

Tableau d’avancement de la réaction

1. Compléter le tableau d’avancement ci-dessous.

Av.
I2
+
S2O32–
...
+
...
0 $*C_1V_1*$ $*C_2V_2*$ 0 0
$*x*$

2. Quelle relation doit-on avoir entre $*C_1*$ , $*V_1*$ , $*C_2*$ et $*V_2*$ pour que le mélange soit stœchiométrique ?

Protocole

  • Mettre 10,0 mL de solution de I2 dans un bécher propre avec une pipette jaugée.
  • Préparer la burette avec la solution de thiosulfate de sodium.
  • Mettre l’agitateur magnétique dans le bécher et démarrer l’agitation douce.
  • Verser petit à petit la solution de thiosulfate de sodium dans le bécher.
  • Quand le mélange dans le bécher devient très peu coloré, ajouter une pointe de spatule de Iodex.
  • Continuer à verser le thiosulfate de sodium en vous arrêtant dès que la coloration disparaît. Noter le volume $*V_{2E}*$ de solution de thiosulfate versé.

Exploitation du titrage

3. Qu’y a-t-il de particulier lorsque vous avez atteint le volume $*V_{2E}*$ du point de vue des quantités de matières de réactifs ?

4. Calculer la concentration $*C_1*$ de la solution de diiode ?

5. Estimer l’incertitude sur la valeur de $*C_1*$

Principe et montage expérimental

Définitions

Dosage : méthode permettant de déterminer une quantité de matière ou une concentration d’une espèce chimique donnée. Exemple : dosage spectrophotométrique vu au chapitre C2.

Titrage : méthode de dosage qui implique une réaction chimique entre le réactif à titrer (appelé réactif titré ou titré) et une autre espèce chimique (le réactif titrant ou titrant).

Montage expérimental

Montage de titrage détaillé Agitateur Burette graduée contenant le titrant Préciser sa nature Préciser sa concentration Bécher contenant le réactif à titrer Préciser sa nature Préciser son volume
Montage expérimental d’un titrage

Lorsque vous dessinerez un montage de titrage, utilisez la représentation simplifiée montrée dans le TP.

Principe

On ajoute peu à peu le titrant de concentration connue dans le bécher contenant le titré de volume connu.

On s’arrête lorsqu’on a introduit le titrant en proportions stœchiométriques avec le titré (c’est l’équivalence, voir plus loin).

Grâce au volume de réactif titrant versé à l’équivalence déterminé par l’expérience et connaissant l’équation-bilan de la réaction de titrage, on en déduit la concentration du titré.

Réaction de titrage

  • Relier qualitativement l’évolution des quantités de matière de réactifs et de produits à l’état final au volume de solution titrante ajoutée.

Pour servir à un titrage, la réaction chimique entre le titrant et le titré doit respecter plusieurs critères.

  • Elle doit être rapide (sinon, on ne sait pas quand arrêter l’ajout d’espèce titrante).
  • Elle doit être totale (sinon, on ne dosera pas toute l’espèce à titrer mais seulement une partie).
  • Elle doit être spécifique de l’espèce à titrer (si elle réagit une autre espèce, on ne peut pas déterminer la quantité de matière de l’espèce à titrer).
  • L’équivalence doit être repérable (sinon on ne sait pas quand on est arrivé aux proportions stœchiométriques).

Équivalence

  • Relier l’équivalence au changement de réactif limitant et à l’introduction des réactifs en proportions stœchiométriques.
  • Établir la relation entre les quantités de matière de réactifs introduites pour atteindre l’équivalence.
  • Expliquer ou prévoir le changement de couleur observé à l’équivalence d’un titrage mettant en jeu une espèce colorée.

Définition

L’équivalence est le moment ou le titrant et le titré ont été introduit en proportions stœchiométriques. Tout le titré a réagi et il n’y a pas de titrant introduit en excès.

Repérer l’équivalence

Il faut que ce moment soit parfaitement repérable. Pour cela, plusieurs techniques existent, qui dépendent de la nature de la réaction de titrage.
En première, on n’en voit qu’une seule : l’équivalence est repérée par un changement de couleur. Pour cela, on utilise généralement un indicateur coloré qui va changer la couleur du mélange réactionnel dans le bécher au moment où l’équivalence est atteinte.

Relation entre les quantité de matière à l’équivalence

Pour une réaction de titrage de la forme $*a*$A + $*b*$B ⟶ $*c*$C + $*d*$D, lorsque l’équivalence est atteinte, la relation entre la quantité initiale du réactif titré A, notée $*n_{0A}*$ et la quantité ajoutée à l’équivalence de titrant B notée $*n_{0B}*$ est :

$µ \frac {n_{0A}}a = \frac {n_{0B}}b µ$

Révision & entraînement

Titrage de l’eau oxygénée

On réalise le titrage d’un volume $*V_1*$ = 20,0 mL d’une solution d’eau oxygénée $*\ce{H2O2}*$ par une solution de permanganate de potassium ($*\ce{K^+ + MnO4^–}*$) de concentration $*C_2*$ = 5,0 mmol·L-1.

Le volume de solution de permanganate versé à l’équivalence vaut $*V_{2E}*$ = 12,7 mL.

Données
  • L’eau oxygénée appartient au couple $*\ce{O2/H2O2}*$
  • L’ion permanganate appartient au couple $*\ce{MnO4^-/Mn^2+}*$
  • Seul l’ion permanganate est coloré (coloration violette très intense).

1. Écrire l’équation-bilan de la réaction de titrage.
2. Faire le schéma du montage.
3. Expliquer comment repérer l’équivalence pour ce titrage.
4. Déterminer la concentration de la solution d’eau oxygénée.

Correction

1. Il faut d’abord trouver les demi-équations :
  $*\ce{O2 + 2e^- + 2H^+ = H2O2}*$ (×5)
  $*\ce{MnO4^- + 5e^- + 8H^+ = Mn^2+ + 4 H2O}*$ (×2)
On écrit ensuite l’équation-bilan de la réaction :
$*\ce{5 H2O2 + 2 MnO4^- + 16 H^+ \rightarrow 5O2 + 10 H^+ + 2 Mn^2+ + 8 H2O}*$
qu’on peut simplifier en :
$*\ce{5 H2O2 + 2 MnO4^- + 6 H^+ \rightarrow 5O2 + 2 Mn^2+ + 8 H2O}*$

2. Schéma du montage

3. Avant l’équivalence, $*\ce{H2O2}*$ réagit avec l’ion $*\ce{MnO4^-}*$ et donc la couleur de ce dernier ne persiste pas (la solution reste incolore). Après l’équivalence, comme il n’y a plus de $*\ce{H2O2}*$, les ions $*\ce{MnO4^-}*$ versés ne réagissent plus, et donc la solution dans le bécher commence à se colorer. L’équivalence est atteinte dès que la coloration violette persiste.

4. À l’équivalence, on a la relation : $µ \frac{C_1V_1}5 = \frac{C_2V_{2E}}2 µ$ On trouve que $*C_1*$ = 7,9 mmol·L-1

Titrage du dioxyde de soufre

On réalise le titrage d’un volume $*V_1*$ = 15,0 mL de solution de dioxyde de soufre par une solution de diiode de concentration $*C_2*$ = 2,50 mmol·L-1. Le volume à l’équivalence vaut $*V_{2E}*$ = 18,3 mL.

Données
  • Couples rédox : $*\ce{SO4^2-/SO2}*$ et $*\ce{I2/I–}*$
  • La seule espèce colorée est le diiode, mais sa coloration est très faible. En présence d’un indicateur coloré appelé Iodex, le diiode prend une coloration bleu foncé très intense.

1. Donner la réaction de titrage.
2. Que faut-il faire pour bien repérer l’équivalence ? Justifier.
3. Calculer la concentration de la solution de $*\ce{SO2}*$.

Correction

1. $*\ce{SO2 + 2 H2O + I2 \rightarrow SO4^2- + 4H^+ + 2I^-}*$

2. Il faut mettre un peu d’iodex dans la solution à doser. Dès qu’on a passé l’équivalence, le $*\ce{I2}*$ introduit ne réagit plus car il n’y a plus de $*\ce{SO2}*$ et donc, en présence d’iodex, il apparaîtra une coloration bleu. Si on ne met pas d’iodex, lorsqu’on repèrera la couleur de $*\ce{I2}*$ dans la solution; il sera trop tard car comme cette coloration est peu intense, ça veut dire qu’il y en a déjà une certaine quantité et qu’on a dépassé l’équivalence depuis un certain temps.

3. À l’équivalence, on a la relation : $µ C_1V_1 = C_2V_{2E} µ$ donc $*C_1*$ = 3,1 mmol·L-1

Titrage indirect de l’eau de Javel

L’eau de Javel contient des ions hypochlorite $*\ce{C\ell O^–}*$ qui ont un caractère oxydant. Le dosage des ions hypochlorite se fait en deux étapes.

1e étape : on verse d’abord dans l’eau de Javel une solution contenant des ions iodures en excès. Il se forme du diiode, mais la réaction est lente et donc ne peut pas être utilisée comme réaction de titrage.

2e étape : on dose ensuite le diiode formé par des ions thiosulfate $*\ce{S2O3^2–}*$. On en déduit ensuite la quantité d’hypochlorite qui a réagi pour former le diiode titré.

Cet exercice s’intéresse à la réalisation du titrage indirect des ions hypochlorite dans une eau de javel.

Données
  • L’eau de Javel dosée est supposée contenir des ions hypochlorite à une concentration $*C_0*$ ≈ 0,5 à 0,6 mol·L-1.
  • Couples rédox : $*\ce{C\ell O^–/C\ell^–}*$ ; $*\ce{I2/I^–}*$ ; $*\ce{S4O6^2–/S2O3^2-}*$
  • La seule espèce colorée est le diiode, qui a une couleur orange-brun. En présence d’un indicateur coloré appelé Iodex, le diiode prend une coloration bleu foncé très intense.

Remarque : il est recommandé de schématiser l’énoncé afin de bien faire le lien entre les différentes étapes.

Questions

L’eau de Javel du commerce est très concentrée. On réalise donc d’abord 50,0 mL d’une solution d’eau de Javel diluée au 10e notée S.

1. Donner le protocole permettant de réaliser cette solution.

Dans un bécher, on introduit $*V_0*$ = 10,0 mL de S puis $*V_1*$ = 10 mL d’une solution d’iodure de potassium ($*\ce{K^+ + I^–}*$) acidifiée (c’est-_à-dire contenant des ions $*\ce{H+}*$) de concentration $*C_1*$ = 0,20 mol·L-1.

2.a. Quelle verrerie doit-on utiliser pour introduire les 10,0 mL de S ? Et les 10 mL de solution d’iodure de potassium ?
2.b. Écrire l’équation-bilan de la réaction qui a lieu entre les ions hypochlorite et les ions iodure. Quelle relation a-t-on entre la qdm initiale d’ions hypochlorite et la qdm de $*\ce{I2}*$ produite ?
2.c. Montrer que l’on a bien introduit les ions $*\ce{I^–}*$ en excès.
2.d. Comment évolue la coloration du mélange ? Justifier.

À la fin de la réaction, on dose la totalité du mélange obtenu avec une solution de thiosulfate de sodium de concentration $*C_2*$ = 0,10 mol·L-1. Le volume à l’équivalence vaut alors $*V_{2E}*$ = 10,9 mL.

3.a. Faire le schéma du titrage.
3.b. Écrire la réaction de titrage.
3.c. Déterminer la quantité de matière de diiode formée.
3.d. En déduire la concentration de S en ions hypochlorite, puis celle de l’eau de Javel. Le résultat est-il compatible avec la valeur attendue ?

Correction

1. Prélever 5,0 mL d’eau de Javel avec une pipette jaugée.
Verser ce volume dans une fiole jaugée de 50 mL.
Compléter avec de l’eau distillée jusqu’au trait de jauge.
Boucher, agiter.

2.a. $*V_0*$ doit être connu très précisément car on souhaite connaître la concentration de l’eau de Javel. Par contre, les ions iodure sont introduits en excès. Ce qui nous intéresse pour la suite, c’est la qdm d’ions iodure qui a réagi, par la qdm qui reste. Donc on n’a pas besoin de connaître ce volume très précisément. On peut donc utiliser une éprouvette graduée.

2.b. $*\ce{C\ell O^- + 2 I^- + 2 H^+ \rightarrow Cl^- + I2 + H2O}*$
Il y a autant de $*\ce{I2}*$ produit qu’il y avait d’ions $*\ce{C\ell O^-}*$ au départ

2.c. La concentration attendue de S en ions $*\ce{C\ell O^-}*$ est d’environ 0,05 à 0,06 mmol·L-1. Donc dans les 10 mL de S, on s’attend à avoir au maximum 0,06×10 = 0,6 mmol de $*\ce{C\ell O^-}*$.
Or on a introduit 10×0,2 = 2 mmol de $*\ce{I^-}*$ alors qu’il en faudrait seulement 2×0,6 = 1,2 mmol pour être en proportion stœchiométrique. On a donc bien introduit les ions $*\ce{I^-}*$ en excès.

2.d. À mesure que la réaction avance, du $*\ce{I2}*$ se forme donc la solution se colore en orange.

3.a. Schéma du montage

3.b. Équation de la réaction : $µ\ce{I2 + 2 S2O3^2- \rightarrow 2I^- + S4O6^2-}µ$

3.c. À l’équivalence : $µ n(\ce{I2}) = \frac{C_2V_{2E}}2 µ$ on trouve $* n(\ce{I2}) *$ = 0,545 mmol

3.d. On a dit un peu plus haut que $* n(\ce{I2})_f *$ = $* n(\ce{C\ell O^-})_i *$ ce qui signifie qu’il y avait 0,545 mmol de $*\ce{C\ell O^-}*$ dans les 10 mL de S qu’on a dosé. Donc la concentration de $*\ce{C\ell O^-}*$ est de 0,545÷10 = 0,0545 mol·L-1. L’eau de Javel est 10 fois plus concentrée, donc sa concentration est de 0,545 mol·L-1. On s’attendait à une valeur comprise entre 0,5 et 0,6 mol·L-1, ce résultat est bien compatible avec la valeur attendue.

Titrage de l’éthanol dans un vin

Ce sujet a été donné en devoir en 2020/2021

Le degré d’alcool d’une boisson alcoolisée, noté (°), correspond au volume d'éthanol pur contenu dans 100 mL de boisson. Par exemple, 100 mL d’une boisson à 12° contient 12 mL d’éthanol pur.

L’alcool présent dans les boissons alcoolisées est l’éthanol CH3–CH2–OH.

L’objectif de cet exercice est de déterminer le degré d’alcool d’un vin.

On effectue une distillation fractionnée de 50 mL de vin en extraire l’éthanol. On verse le distillat dans une fiole jaugée de 500 mL et on complète avec de l’eau distillée. On obtient 500 mL de solution notée S contenant tout l’éthanol initialement présent dans 50 mL de vin.

L’éthanol réagit avec les ions permanganate MnO
4
en milieu acide, mais cette transformation, quoique totale, est lente : elle ne peut donc pas être le support d’un titrage. On procède donc en deux étapes.

Étape 1 : on introduit les ions permanganate en excès dans un volume donné de la solution S pour transformer tout l’éthanol présent en acide éthanoïque et on laisse le temps nécessaire à la transformation de s’effectuer. L’équation-bilan de la réaction est :

5C2H6O(aq) + 4MnO
4
(aq) + 12H+(aq) ⟶ 5C2H4O2(aq) + 4Mn2+(aq) + 11H2O(ℓ)

Étape 2 : on réalise ensuite le titrage des ions permanganate restants par les ions Fe2+. L’équation-bilan de la réaction de titrage est :

MnO
4
(aq) + 5Fe2+(aq) + 8H+(aq) ⟶ Mn2+(aq) + 5Fe3+(aq) + 4H2O(ℓ)

Données

  • Masse volumique de l’éthanol : 0,79 g·mL-1
  • Masse molaire de l’éthanol : M = 46 g·mol-1
  • Toutes les espèces chimiques en solution sont incolores mis à part les ions permanganate qui sont violets.

Étude de l’étape 1

On s’intéresse ici à la réaction entre les ions permanganate et l’éthanol.
Dans un erlenmeyer, on mélange $*V_0*$ = 2,0 mL de solution S et $*V_1*$ = 25,0 mL d'une solution acidifiée de permanganate de potassium (K+(aq) + MnO
4
(aq)) de concentration $*C_1*$ = 5,00·10–2 mol·L–1. Les ions H+ sont en large excès.
On bouche l'erlenmeyer et on laisse réagir pendant environ 30 minutes, à 60°C.

On note :

  • $*n_0*$ la quantité de matière initiale d'éthanol présente dans le volume $*V_0*$
  • $*n_1*$ la quantité de matière initiale d'ions permanganate présente dans le volume $*V_1*$

1. Montrer que dans l'état final, la quantité d’ions permanganate restant dans l'erlenmeyer peut s'écrire :

$µ n(\ce{MnO_4^–})_r = C_1V_1 - \dfrac 45 n_0 µ$

Étude de l’étape 2

On titre les ions permanganate restants à la fin de l’étape 1, directement dans l’erlenmeyer, par une solution aqueuse contenant des ions Fe2+ de concentration $*C_2*$ = 3,00·10-1 mol·L-1 .

Le volume de solution titrante versé pour atteindre l’équivalence est $*V_{2eq}*$ = 15,2 mL.

2. Définir le terme « équivalence » utilisé lors d’un titrage.

3. Préciser, en justifiant, le changement de couleur qui permet de repérer l’équivalence.

4. Indiquer la relation qui existe, à l’équivalence, entre les quantités de matière d’ions permanganate présents initialement et les ions Fe2+ versés à l’équivalence.

5. Montrer que la quantité d'éthanol initialement présente dans le volume 50 mL de vin d’épines est donnée par la relation :

$µ n_\mathrm{ethanol} = 250×( \frac 54 C_1V_1 - \frac 14 C_2V_{2eq} ) µ$

6. Déterminer le degré d’alcool du vin étudié.

Correction

1. Tableau d’avancement

Av.
5C2H6O
+
4MnO
4
+
12H+
5C2H4O2
+
4Mn2+
+
11H2O
0 $*n_0*$ $*n_1*$ excès 0 0 solvant
$*x*$ $*n_0 - 5x*$ $*n_1 - 4x*$ $*5x*$ $*4x*$
$*x_{max}*$ 0 $*n(\ce{MnO_4^-})_r*$

La réaction s’arrête lorsque $*n_0 - 5x = 0*$, donc $*x_{max} = \dfrac{n_0}5*$.

Donc $*n(\ce{MnO_4^-})_r *$ = $*n_1 - 4x_{max}*$ = $*C_1V_1 - \dfrac 45 n_0*$

2. Équivalence : situation où le titrant et le titré ont été introduits en proportion stœchiométrique.

3. À l’équivalence, il n’y a plus d’ions permanganate. La solution est donc violette avant l’équivalence et incolore après.

4. $* n(\ce{MnO_4^-})_i = \dfrac 15 n(\ce{Fe^2+})_{eq} *$

5. Dans le volume $*V_0*$ = 2 mL, on a :

$µ \frac 15 C_2 V_{2eq} = C_1 V_1 - \frac 45 n_0 µ$

d’où :

$µ C_2 V_{2eq} = 5 C_1 V_1 - 4 n_0 µ$

$µ n_0 = \frac 54 C_1 V_1 - \frac 14 C_2 V_{2eq} µ$

$*n_0*$ est la qdm d’éthanol contenue dans 2 mL de S. La quantité contenu dans 50 mL de vin est celle contenue dans 500 mL de S. Il y en a donc 250 fois plus.

6. Dans 50 mL de vin, il y a 250×(1,25×5·10-2×25·10-3 – 0,25×0,3×15,2·10-3 ) = 0,106 mol d’éthanol.

Masse d’éthanol : 4,86 g
Volume d’éthanol : 6,15 mL
Degré alcoolique : 12,3°